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BIOVITIS a isolé le rôle de l’osier dès 1999 et a largement contribué au développement de son utilisation (Bertrand SUTRE, Revue des Oenologues HS n°149, 2013). A l’issue d’une nouvelle bibliographie réalisée en 2010, de nouvelles solutions naturelles protectrices des plantes ont été expérimentées. L’extraction en phase aqueuse retenue a été pratiquée moins de 48 heures avant chaque application selon un seul et même procédé d’infusion à chaud.

Afin d’éviter des masquages par des caractères juvéniles, comme cela peut se produire sur jeunes plantes, tous les essais ont été réalisés sur plantes adultes. Seuls les cépages bordelais ont été testés à ce jour.

Les observations ont porté (1) sur les critères sanitaires (mildiou, oïdium, Botrytis) en fréquence et en intensité sur feuilles et sur grappes, (2) le comportement du végétal (taux de nouaison, poids des baies, % de véraison, fertilité), (3) la résistance aux stress climatiques dont notamment l’échaudage, et (4) la composition analytique des baies avant vendange (Sucres, Acidité totale, Ph, IPT, Anthocyanes, Azote assimilable).

Testées d’abord individuellement sur de petites parcelles durant 3 ans (2010-2011-2012), les solutions naturelles retenues ont été ensuite mélangées pour identifier des synergies entre elles ou avec les pesticides chimiques de synthèse ou naturels (le Cuivre et le Soufre pour ces derniers) dans des programmes en production intégrée ou en viticulture biologique. 


Essais des plantes individuelles 
Confiés à une société d’expérimentation agréée Cofrac BPE (Bonnes Pratiques Expérimentales), les essais ont été réalisés selon les mêmes procédures que pour des produits en vue d’une homologation à deux conditions prêt :
•    les produits de référence n’ont pas été introduits,
•   Il n’a pas été procédé directement à des contaminations artificielles qui avaient lieu sur des rangs contigus.

Ces essais ont été conduits selon un dispositif à deux facteurs dit en « Split-Plot » : mildiou et Oïdium. Les parcelles traitées contre l’oïdium ont été utilisées pour les notations mildiou et vice versa. Selon les conditions météorologiques de l’année, notamment 2011 où l’oïdium a fait défaut, le deuxième facteur a été transformé en Botrytis. De même, en l’absence de maladie avant récolte, il a servi aux prélèvements pour analyses de maturité. Ces dernières ont été réalisées en interne, manuellement, sur chaque répétition et selon les règles des BPL (Bonnes Pratiques de Laboratoire) afin de réduire les erreurs et d’augmenter la signification des résultats.

La parcelle d’essai, située en bordure de Dordogne et préalablement conduite en viticulture biologique afin de minimiser les impacts indirects à long terme des produits chimiques, a été plantée en 1997 à 3300 pieds / ha et présentait une belle vigueur, homogène pour un merlot.


Essais des plantes en mélange 
Menés dès 2013, les essais ont eu lieu en conditions contrôlées sur petites parcelles d’une part, et parallèlement chez des viticulteurs volontaires pour une surface d’un hectare d’autre part. Compte-tenu de l’impact physiologique observé sur petites parcelles dès 2011, il a été décidé de proposer deux programmes l’un pour cépages rouges et l’autre pour cépages blancs. Ceci afin d’optimiser l’apport qualitatif des extraits végétaux selon la destination du raisin.

 

Résultats :

- Phytosanitaires :
Les extraits végétaux – et deux minéraux naturels - ont une action anti-botrytis significative en 2011. Inversement, certaines solutions peuvent favoriser  la pourriture grise. La fréquence d’attaque sur grappes varie ainsi de 30 à 75% selon la solution naturelle testée (en abscisse).

Si les fréquences d’attaque du mildiou sur feuilles demeurent élevées en situation de forte pression, les intensités peuvent être réduites jusqu’à 50% et plus avec plusieurs solutions naturelles. Ainsi, l’efficacité des extraits individuels de végétaux sur le mildiou n’est que partielle sur feuilles. Les essais effectués sur des mélanges d’extraits sont sensiblement meilleurs comme nous le verrons plus loin.

Les résultats sont intéressants sur grappes où plusieurs solutions au nombre de 5 dépassent 60% d’efficacité. Insuffisant certes, mais utile en association avec des pesticides dans une optique de réduction des doses. 

Le résultat est sensiblement meilleur avec le programme d'infusions de plantes mélangées, dédié aux cépages rouges comme le montrent les résultats obtenus en 2013 où prêt de 70% d'efficacité sont obtenus. Cette association ne verra le jour qu'en 2021 sous le nom d'Altervitis où les plantes en question seront autorisées par décret du 14 juin.

On constate sur feuilles comme sur grappes, une réduction significative des intensités d’attaque lorsque les plantes sont associées à l’Héliocuivre, en situation de très forte pression en 2012. Il en va de même lorsqu’on associe un produit chimique de synthèse.

Une association de plantes avec un pesticide de synthèse a donc été expérimentée et brevetée par BIOVITIS, le Cap Ferret, qui assure une protection remarquable contre le mildiou de la vigne à 12-14 jours, tout en autorisant une réduction du principe chimique de 250%, alors sans résidus. Actuellement en recherche de partenaire, nous espérons pouvoir offrir ce concept innovant aux viticulteurs dans les prochaines années.

Preuve d’une efficience méthodologique, les essais en grandes parcelles ont précisément validé les résultats obtenus en petites parcelles, sur tous les sites.

 

- Physiologiques :

L’application d’extraits aqueux de végétaux sur la vigne augmente la concentration en azote assimilable des raisins de 11% ou au contraire la diminue, pour la majorité des tisanes, de 50%. La protéosynthèse est donc généralement activée et favorise la croissance, tout en réduisant la sensibilité de la plante aux parasites car la concentration de la sève brute en azote libre diminue. C’est la trophobiose (Francis Chaboussou « Les plantes malades des pesticides », 1980).

Parallèlement, le nombre de baies augmente sensiblement (+6% à +17%) mettant ainsi en évidence un rôle anti-coulure significatif des extraits de plantes qui pourrait justifier à lui seul leur emploi. Le poids des baies est quant à lui, peu affecté par l’utilisation des plantes sélectionnées dans cet essai (+2% en moyenne).

Au final, le rendement augmente en moyenne pour les plantes testées de 12%.

Hormis la génétique, aucune autre méthode connue à ce jour ne permet d’augmenter les rendements et la qualité tout en réduisant la sensibilité aux parasites. Un produit anticoulure sera ainsi mis en marché par BIOVITIS: l'Arguin, qui regroupe 4 plantes issues de ces recherches affichant des taux de nouaison record, supérieur aux références actuelles du marché: les algues marines.

 

Le taux de véraison peut être ralenti de 10% ou à contrario, accéléré de 23% selon les infusions de plantes appliquées. Il est donc logique pour BIOVITIS d'imaginer une Préparation Naturelle favorisant l'avancée de la maturité pour les situations ou les millésimes tardifs: le Pyla

 

De plus, des différences significatives ont été mises en évidence entre les solutions naturelles testées contre l’échaudage qui peut ainsi être augmenté ou réduit jusqu’à 80% selon les plantes appliquées en infusion. 

Un mélange spécifique sera donc proposé aux viticulteurs par BIOVITIS pour réduire ce fléau jusque là totalement subi: le Bernet.

 

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